Tunisie

 

Économie

Avec l'un des PIB les plus élevés par habitant en Afrique, la Tunisie a une économie diversifiée qui se distingue par l'importance de ses secteurs agricole (olives, blé, orge, agrumes, betterave sucrière, dattes et amendes), minier (phosphate, minerai de fer, zinc, plomb et sel), pétrole et gaz naturel, et fabrication (vêtements, chaussures, pièces automobiles, et machines électriques. Le tourisme représente également une importante activité économique.

Population

Population (2015): 11,107,800

Population (2000): 9,552,500

 

Principales villes (habitants):

·         Tunis (recensement 2014 par villes: 638,845; recensement 2014 par gouvernorats: 1,056,427)

·         Sfax (recensement 2014 par villes: 272,801;  governorate 955,421)

·         Sousse (recensement 2014 par villes: 221,530;  governorate 674,971)

·         Kairouan (recensement 2014 par villes: 139,070;  governorate 570,559)

·         Ettadhamen (recensement 2014 par villes: 142,953)

Croissance démographique annuelle (2015): 1.00%
Croissance démographique annuelle (2000): 1.00%

Eau et déchets

En milieu urbain, 97.7% de la population ont accès aux sources d'eau potable et 91.6% à l'assainissement (Banque mondiale, 2015). En 2012, la Tunisie a produit 2.42  millions de tonnes de déchets municipaux solides (0.815 kg/jour/personne en zone urbaine et 0,15 kg/jour dans les régions rurales). Le volume des déchets s'accroit de 2,5% par an. La collecte des déchets en zone urbaine atteint 80%, et et dans les zones rurales 0-10%.. Les déchets collectés sont généralement acheminés vers des décharges à ciel ouvert (21%) et l'enfouissement (70% relativement à la production) (GIZ 2014 - Rapport national sur la gestion des déchets solides en Tunisie).

Énergie et climat

La consommation énergétique de la Tunisie dans le secteur des transports routiers en 2013 s'élevait à 25.2% (AIE, 203) de la consommation énergétique totale (AIE en 2000: 24.1%), ), alors que la consommation  d'énergie se chiffrait à 956.5  kg en équivalent pétrole par habitant en 2013 (764.8 kg en 2000). La consommation d'électricité était de 1,434.6 kWh par habitant en 2013 contre 992.4 kWh en 2000.

Selon les statistiques de la Banque mondiale, les émissions de CO2 en Tunisie s'élevaient à 2,4 tonnes métriques par habitant en 2011 contre 2,1 tonnes métriques en 2000. Les émissions de CO2 en Tunisie proviennent de l'utilisation des combustibles fossiles et de la production du ciment, ainsi que de la consommation de consommation de combustibles solides, liquides et gaz combustibles et le gaz en torchères.

Politiques et stratégies

·         Stratégie nationale du développement durable

·         Plan d'action national pour l'environnement et le développement durable du XXIème siècle

·         Stratégie nationale de l'environnement

·         Stratégie pour le développement économique et social

·         Programme d'assainissement urbain et rural

·         Programme national de gestion des déchets solides

·         Programme de réduction de la pollution industrielle

·         Plans de développement municipal

·         Plan d'action national dans le cadre du Programme d'action stratégique pour la protection de la Méditerranée contre la pollution d'origine tellurique (PNUE/MAP)

·         Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)

·         Programme quadriennal pour la gestion énergétique

·         Plan d'énergie renouvelable et d'efficacité énergétique

·         Fonds national de maîtrise de l'énergie

·         Stratégie de l'eau

·         Stratégie des eaux usées

·         Programme d'assainissement des quartiers populaires

·         Stratégie nationale de transition vers un éclairage efficace en Tunisie

·         Stratégie nationale de Transition vers l’économie verte

·         Stratégie Nationale sur le Changement Climatique de la Tunisie

·         Stratégie nationale de transition énergétique.

Goulets d'étranglement et développements

En Tunisie le besoin se fait sentir pour l'extension et l'amélioration des réseaux d'égout, ainsi que pour le développement des installations de traitement des eaux usées. Les effluents industriels partiellement traités ou non traités ont des effets préjudiciables sur la mer. Les déchets provoquent des goulets d'étranglement dans les sites de déversement non contrôlés. L'absence de mesures sanitaires dans les décharges et l'évacuation incontrôlée des déchets solides industriels constituent d'autres goulets.

Les énergies renouvelables assument une part significative dans l'approvisionnement énergétique total. L'accent est actuellement mis sur l'énergie éolienne, bien que l'utilisation de l'énergie solaire gagne en importance, ainsi que l'utilisation accrue des résidus pour la production de l'énergie et la promotion des sources géothermales et des petites centrales hydroélectriques.

PEV Rapport de suivi 2011

Une étude a été réalisée pour identifier les sources potentielles d'énergie en Tunisie. La mise en place d'un marché maghrébin de l'électricité n'a pas sensiblement avancé. La Tunisie accorde la priorité à la promotion de l'énergie renouvelable (y compris l'énergie solaire). Plusieurs projets sont en cours, notamment les parcs d'éoliennes.

La Tunisie a soumis son nouveau plan d’action climat à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) en 2015, ou elle se propose de réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs (énergie, procédés industriels, agriculture, forêt et autres utilisations des terres, et déchets) de manière à baisser son intensité carbone de 41% en 2030 par rapport à l’année de base 2010. L’effort d’atténuation proviendra plus particulièrement du secteur de l’énergie qui représente à lui seul 75% des réductions des émissions, sur les bases desquelles a été réalisée cette baisse de l’intensité. Il est prévu que le secteur de l’énergie réduise son intensité carbone en 2030 de 46% par rapport à l’année 2010, dans le cadre de la politique de transition énergétique préconisée par l’Etat. La Tunisie, qui fait déjà des efforts importants d’atténuation dans sa ligne de base, prévoit de baisser de manière inconditionnelle et avec son propre effort, de 13% son intensité carbone par rapport à l’année 2010, soit environ le tiers de son INDC. Pour la réalisation du reste de l’objectif, soit une baisse additionnelle de l’intensité carbone de 28% en 2030 par rapport à celle de l’année 2010. Les réductions des émissions par rapport au scénario de référence seraient de l’ordre de 26 millions de teCO2 en 2030 et 207 millions teCO2 sur la période 2015-2030.

Stratégie nationale de transition énergétique

La Tunisie a adopté en 2014 une stratégie nationale de transition énergétique qui porte essentiellement sur :

  • La réduction de la demande énergétique à l’horizon de 2013 de 34% et ce, à travers l’amélioration de l’intensité énergétique de 3% par an durant la période 2015-2030 par rapport à ce que pourrait être cette intensité si on maintenait l’évolution au rythme actuel.

Cette réduction de l’intensité énergétique permettrait à la Tunisie d’être dans la moyenne des pays de l’OCDE alors qu’actuellement elle se situe dans la moyenne mondiale.

  • L’augmentation du taux de pénétration des énergies renouvelables en termes de production électrique à 30% en 2030 alors qu’aujourd’hui il n’est que de 3 % ; le reste étant assuré par les hydrocarbures dont le gaz naturel représente 96% de l’énergie consommée pour produire l’électricité.

Pour atteindre cet objectif, il faut mettre en place une capacité additionnelle pour la production d’électricité à partir des énergies renouvelables d’environ 3,6 GW totalisant des investissements de plus de 6,3 milliards d’euros. Ceci permettrait des économies en énergie primaire cumulées sur la période 2015-2030 d’environ 16 Mtep soit un gain cumulé sur la facture énergétique du pays de plus de 13 milliards d’euros sur la même période 2015-2030. Dans ce cadre La Tunisie a renforcé le cadre réglementaire et incitatif à travers :

  • L’adoption de la loi 2015-12 relative à la promotion de la production de l’électricité à partir des sources renouvelables.
  • La création d’un Fonds de Transition Energétique en remplacement du Fonds National de Maîtrise de l’Energie pour accompagner la transition énergétique. Ce Fonds, en plus des primes à l’investissement dans les actions de maîtrise de l’Energie accordées, interviendra dans l’octroi, la garantie et la bonification des crédits. 

 

Autorités locales: 
, , , , ,
, , , , , , , ,
, , , , , , , , ,